![]() |
| http://inventin.lautre.net/linvecris.html |
Il s’agit maintenant d’appréhender le système sous tous ses aspects et dans toute la complexité de ses interactions, pour mieux comprendre comment la création de richesses a été accaparée par la haute bourgeoisie dans le processus de la mondialisation, accéléré par l’informatisation généralisée, la prolifération des dettes, et par le pillage d’un futur déjà ruiné. L’escroquerie de ce temps décompté se précipite, l’espace se restreint aux marchandages et aux spéculations dévastatrices, c’est alors que notre survie s’amenuise dans les restrictions, la misère et la barbarie.
Le règne de l’exploitation et de sa servitude, des séparations guerrières et des arnaques mafieuses, paraît se réduire aujourd’hui au scénario d’une catastrophe programmée. Quand il n’y a plus d’avenir, on peut alors abandonner les préjugés réducteurs d’un passé révolu. C’est le moment de prendre le pouvoir sur ses propres conditions d’existence au cours de situations incertaines, par des pratiques libertaires en coopérant tous ensemble à l’auto-organisation d’une démocratie générale."
Lukas Stella
Extrait de "L’invention de la crise"
Éditions L’Harmattan,
Janvier 2012.





2 commentaires:
Un pavé dans le marasme conformiste d'un vieux monde agrippé à ses certitudes sans devenir.
Les inventeurs d'incroyances
http://inventin.lautre.net/linvecris.html
"Nous sommes entrés dans l’État d’urgence d’une guerre ouverte contre les populations."
Cela pour moi c'est la réalité. Je venais de l'écrire ailleurs (encore une fois). Ce n'est pas nouveau, mais cela s'intensifie chaque jour. Le dernier discours d'Obama sur l'état de l'Union annonce clairement la couleur...
Les morts de cette guerre, ce n'est pas seulement, là-bas, loin... c'est ici aussi... celui ou celle qui meurt de froid dans la rue, les suicides qui se multiplient pour cause de conditions de travail intolérable, ceux qui se suicide en prison, ceux qui meurt de n'avoir plus les moyens de recevoir des soins adéquat ou ceux qui ne supportent plus les chantages et perversions auxquels ils doivent se soumettre pour bénéficier de l'aumône RSA (te loger ou manger, il faut choisir), ... les morts lente de désespoirs de certains.... tous sont les victimes de cette guerre. Une guerre silencieuse, une guerre dont les victimes sont transformée en coupables, stigmatisées... les assassins font de la faiblesse un crime.
Quel que soit le résultat des élections, cela ne sera que plus ou un peu moins pire. Petit à petit le pouvoir politique a été subordonné aux puissances économiques. Et il est sur le point d'être totalement confisqué. Grèce, Italie, c'est fait.
Une (grande ?) partie de la population est complètement abrutie et/ou égotiste forcenée. Elle s'en tape... Alors l'auteur du texte il a complètement raison mais manifestement cela ne suffit pas... que peut-on faire qui catalyse un peu tout cela ?
Enregistrer un commentaire